Lieux principaux

Au delà des voyages dans l'espace intersidéral, découvrons ensemble les différents environnements dans lesquels va évoluer l'équipage du Stella Eternis durant le Chapitre 1 de l'épopée Crimson Horizon. Ces paysages variés, empreints de mystère et de beauté, offrent des défis uniques et plongent nos héros dans des situations captivantes, mêlant exploration, survie et découvertes hors du commun. Chaque scène est une promesse d'aventures palpitantes.

LYTEON-G9 - Décharge stellaire

Lyteon G9 est l'endroit où commence l'épopée Crimson Horizon. Cette planète désertique, située aux confins des périphéries extérieures, sert de gigantesque décharge spatiale. Loin de tout, elle est le témoignage silencieux des vestiges technologiques abandonnés et des mystères enfouis dans ses dunes arides.

Les rares populations qui y survivent ont forgé une société primitive où la loi du plus fort règne sans partage. Les immenses décharges à ciel ouvert, où s’entassent les carcasses de vaisseaux et les rebuts de la galaxie entière, servent à la fois de refuge, de ressource et de champ de bataille.

Des gangs hétéroclites, composés de contrebandiers endurcis, de mécaniciens recyclant des pièces volées et d’exilés sans nom, se disputent le contrôle des zones les plus riches en métaux rares ou en carburant récupérable. Ici, le trafic d’armes rouillées, de drogue synthétique ou d’eau potable filtrée, est la seule économie viable, et la brutalité la monnaie d’échange quotidienne.

La débrouille y est érigée en vertu suprême : celui qui ne sait pas voler, marchander ou tuer finit broyé sous les chenilles d’un bulldozer improvisé ou abandonné aux tempêtes de poussière toxique. Sur Lyteon G9, la survie n’est pas un droit, mais une lutte permanente, âpre et sans pitié.

HORNET XIII - Station spatiale du bout du monde

Hornet XIII, station spatiale oubliée et à moitié abandonnée, dérive dans les abysses glacés des périphéries extérieures, loin des routes commerciales et des patrouilles impériales qui n’osent plus s’y aventurer. Autrefois poste avancé de ravitaillement, elle est devenue un immense labyrinthe de corridors rouillés, de docks clandestins et de modules scellés où s’entassent des milliers de criminels, de déserteurs, de contrebandiers et de fugitifs de toutes espèces.

À l’abri des autorités centrales impuissantes, dont les rares tentatives d’intervention se sont soldées par des pertes humiliantes, Hornet XIII est le théâtre d’un chaos organisé où tous les trafics imaginables prospèrent sans retenue : armes modifiées, drogues exotiques, organes cybernétiques volés, esclaves en transit, données piratées, et même des artefacts xenos interdits changent de mains dans les marchés noirs des niveaux inférieurs.

Les clans rivaux, dirigés par des seigneurs de guerre cyber-augmentés, imposent leur loi par la violence brute et les alliances précaires. Les trahisons y sont monnaie courante et les exécutions publiques diffusées sur les écrans pirates pour maintenir l’ordre. Ici, la richesse se mesure en crédits sales et en pouvoir immédiat, et quiconque pose le pied sur Hornet XIII sans protection ou sans marchandise à offrir risque de disparaître dans les recycleurs d’air ou d’être vendu au plus offrant.

C’est un lieu où la loi n’existe plus, où seule la ruse et la brutalité permettent de survivre un jour de plus.

XYLTHAR - Civilisation idyllique

Sur Xylthar, unique planète d’un peuple tout aussi unique, loin des tumultes et des alliances interstellaires, les Xylthars vivent dans une harmonie qui semble presque impossible au milieu du chaos galactique. Indépendants, ils n’ont prêté allégeance ni aux Républiques Unies de Solathat ni à aucune autre puissance ; leur monde n’a qu’un seul peuple, une seule voix, une seule aspiration : le bien commun.

Grands et fins comme des lames de cristal translucide, leurs longs cheveux raides capturent et diffractent la lumière argentée des trois lunes qui veillent sur leurs nuits éternellement douces. Ce qui les distingue le plus, ce sont leurs six bras élégants, toujours en mouvement lent et fluide, comme s’ils dansaient avec l’air lui-même. Avec ces bras, ils tissent des symphonies complexes, sculptent la lumière en formes éphémères qui flottent dans l’air, ou caressent l’espace en signe de bienvenue, désarmant instantanément toute hostilité.

Quelques familles royales anciennes guident la société, mais sans armée, sans coercition, sans crainte. Elles règnent par l’exemple, par l’art élevé au rang de gouvernance, par une science qui frôle la poésie et transforme chaque découverte en célébration collective. Sur Xylthar, la paix n’est pas un idéal lointain : elle est la texture même de la vie quotidienne, une enclave sereine et lumineuse où la grâce des gestes suffit à résoudre les conflits avant même qu’ils ne naissent. Dans l'immensité brutale de la galaxie, les Xylthars restent l’exception, le havre où la beauté commande et où l’harmonie n’a besoin d’aucune arme pour durer.